Une bonne petite journée bien n'importe quoi... J'avais mon train à 10h52 ce matin et je ne devais pas oublier mon linge qui pendait dehors ni le reste. J'ai fini mon sac et j'ai pris mon train et je me suis dis que finalement je n'allais pas rester à Paris. On allait y arriver à Paris, d'ailleurs, quand le train s'est arrêté.
Le train précédent a heurté un chevreuil, qu'ils nous ont dit alors on a du attendre. Je ne sais pas vous, mais moi je me dis que c'était peut-être bien un suicide et qu'ils ont dit "chevreuil" pour pas choquer les gens, les enfants, tout ça.. quand-même un tgv plein de tropéziens, ça se ménage. Enfin donc comme on a attendu bien 45 minutes je me dis que c'est long pour virer un vieux chevreuil de la voie. Y'en a dans mon wagon qui voulaient en ramener un bout pour chez eux. Du bon gibier tout frais. Bon, donc voilà on est quand-même arrivés à Paris et j'avais toujours pas envie d'y rester même si un jeune français de mon compartiment essayait de m'en venter les charmes en m'indiquant un itinéraire touristique à souhaît, me comparant Monmarte à Marseille et des baratins, en veux-tu en voilà ! Là , comme j'arrivais pas à joindre Charlotte, j'ai été gare du Nord et j'ai pris un ticket de Thalys. J'espérais la voir quand-même, j'avais de toutes façons 3 heures à tuer à Paris. J'ai mis mes bagages à la consigne et je me suis dirigée vers le métro. Là , je ne sais pas pourquoi, sans doute parce que j'étais crevée, j'ai envoyé un sms à ma mère pour qu'elle vienne me chercher à Bxl. Elle me rappelle directement. Elle est à Paris, à quelques mètres de la gare du Nord et elle rentre à Bxl maintenant et il reste une place dans la voiture.
Je me fais rembourser mon ticket, je récupére mes bagages à la consigne, j'attends sous une pluie épaisse devant "le rendez-vous des belges" et je monte à bord de la voiture de Benoît et Perceval. (Non, ce n'est même pas un pseudo pour blog, c son nom...)
Scène de ménage et discours enflammés. Un
double arc-en-ciel complet nous poursuit pendant de longues minutes.
On est sur la réserve.
Benoît ne veut pas qu'on aille à une autre pompe que sa pompe habituelle. Un autobus déboule sauvagement sur la bande de gauche sans raison et on échappe de peu à l'accident de la mort. Sueurs froides.
On est vraiment sur la réserve.
Silence.
Un jour, on arrive à la fameuse pompe. Il restait 25 centimes d'euros d'escence dans la voiture. Chaud. On peut récupérer notre voiture et rentrer à la maison. Et c'est pas de refus. La prochaine fois je prends un train direct Draguignan-Bxl.